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Une possible reprise pourrait même constituer une opportunité pour les investisseurs.

Une possible reprise pourrait même constituer une opportunité pour les investisseurs.

Malgré les protestations des gilets jaunes contre le prix trop élevé du diesel en Belgique et en France, force est de constater que les prix du pétrole sont à la baisse. Tant le baril de Brent (la référence internationale) que le baril WTI (la référence américaine) ont ainsi perdu plus de 30 % depuis le pic de fin septembre 2018.

BlackRock, société de gestion de fonds

Les cours du pétrole devraient selon nous se stabiliser et une possible reprise pourrait même constituer une opportunité pour les investisseurs. Notre préférence va aux actions d'entreprises focalisées sur le stockage et le transport de pétrole plutôt qu'aux exploitants et producteurs purs, les premières représentant un meilleur « amortisseur » sur des marchés volatils.

Si cette baisse s'explique surtout par un excès d'offre, nous sommes convaincus que l'OPEP (organisation des plus grands producteurs mondiaux de pétrole) et la Russie sauront corriger le tir en ajustant et limitant la production. Deux autres raisons de croire à une stabilisation des cours du pétrole sont, d'une part, le ralentissement de la croissance de la production aux États-Unis suite à la baisse des prix du marché et, d'autre part, une hausse de la demande dans un climat de croissance économique toujours forte. Le pétrole est une matière première et l'évolution (le cycle) de son cours est donc principalement dictée par le coût pour produire 1 baril supplémentaire. À court terme, le prix du baril de Brent ne peut pas descendre sous les 40 USD en raison de divers frais fixes, même en période de suroffre. À long terme (sur deux ans), nous voyons un prix de milieu de cycle aux alentours de 60-70 USD le baril et constatons une baisse de la demande quand le prix franchit la barre des 90 USD. Il est toutefois important de comprendre que les fluctuations de cours dans le cycle actuel sont beaucoup plus grandes que par le passé, la production de gaz de schiste aux États-Unis s'adaptant très rapidement à la variation des cours, ce qui peut avoir un impact considérable sur le cours du pétrole à court terme.

Enfin, le retrait du Qatar de l'OPEP n'aura que très peu d'impact, le pays ne représentant environ que 1,8 % de la production totale de l'OPEP.

Marc Danneels, Chief Investment Officer chez Beobank

Le cours du pétrole est par excellence soumis aux lois économiques de l'offre et de la demande. Fin 2018, le baril de pétrole brut est passé pour la première fois depuis juillet 2017 sous la barre des 50 USD. L'élément qui intervient ici du côté de l'offre est un excès de production : si l'OPEP et d'autres pays alliés comme la Russie tentent de maintenir le cours du pétrole à travers des accords de réduction de la production, ce sont surtout les États-Unis qui, en 2018, ont été à l'origine d'une offre excédentaire en pompant plus de pétrole que tout autre pays. Du côté de la demande, la crainte d'un ralentissement de la croissance économique mondiale et les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine ont également pesé sur le cours du pétrole.

Pour 2019, nous nous attendons à une reprise modérée du cours du pétrole : même si nous tenons compte d'un certain ralentissement de la croissance économique, celle-ci reste supérieure à la tendance. Et il y a aussi fort à parier, du côté de l'offre, que l'OPEP et ses pays partenaires sauront adapter leur production à la demande.

 

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