Permis de conduire : les changements et la voie de la réussite

L'examen au permis de conduire a été soumis à une réforme

L'examen au permis de conduire a été soumis à une réforme

Que ce soit en Flandre, à Bruxelles ou en Wallonie, les examens pratiques et théoriques au permis de conduire ont été soumis à une importante réforme. Qu’est-ce qui a changé et comment augmenter significativement vos chances de succès ? Nous vous guidons.

Toute personne qui entreprend aujourd’hui d’obtenir son permis de conduire en filière libre le fera différemment d’il y a deux ans. L’examen du permis de conduire a été complètement réformé avec pour conséquence que plus rien ne se fait dans la précipitation.

Ainsi, à Bruxelles et en Wallonie, non seulement l’examen pratique a été profondément modifié, mais, en plus, l’examen théorique a, lui aussi, subi des modifications substantielles. Tout comme en Flandre, une distinction est faite entre une faute ordinaire qui coûte un point sur les cinquante attribués et une faute grave qui réduit votre score de cinq points en une fois. À Bruxelles, avant de passer l’examen pratique vous avez le choix entre 4 programmes de formation alors que, en Wallonie, vous devrez vous préparer de trois manières pour l’examen au permis de conduire.

En Flandre, tout conducteur novice ayant fait la demande d’un permis de conduire provisoire après le 1er octobre 2017 et qui réside en Flandre six à neuf mois après son permis de conduire devra s’acquitter d’une journée de rappel. Celle-ci sera d’application au 1er janvier 2019.

Région de Bruxelles-Capitale

Outre le fait qu’il existe une distinction entre faute grave et faute ordinaire dans le cadre de l’examen théorique, il existe également une règle concernant le nombre d’infractions graves. Le candidat peut commettre au maximum 9 fautes ordinaires ou une faute grave et 4 fautes ordinaires. Dès deux fautes graves, vous êtes en échec.

Qu’est-ce qui change spécifiquement pour Bruxelles par rapport à la Wallonie et la Flandre ?

  1. Les deux examens peuvent y être passés en français ou en néerlandais. Si vous ne parlez aucune des deux langues nationales, vous pouvez passer l’examen en anglais ou en allemand. Vous pourrez aussi être assisté par un interprète désigné par le centre d’examen.
  2. Des sanctions supplémentaires ont été prévues à Bruxelles pour les candidats tentant de frauder ou s’avérant être fauteurs de trouble. En cas de fraude, vous serez exclu de toute nouvelle tentative durant un an. Les fauteurs de trouble se verront infliger un délai de six mois d’inadmissibilité.
  3. Un troisième point de différenciation concerne les différents programmes de formation. À Bruxelles, on en dénombre 4 au lieu de 2 depuis le 1er novembre. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Après avoir obtenu votre permis de conduire provisoire, vous avez le choix entre 4 manières de vous préparer à l’examen pratique :
  • Vous optez pour une période de stage d’au minimum 9 mois sans cours de conduite obligatoire
  • Vous choisissez un stage de minimum 6 mois avec un minimum de 14 heures de cours de conduite.
  • Vous optez pour un stage de 3 mois et un minimum de 20 heures de cours de conduite.
  • Vous passez immédiatement l’examen si vous avez effectué minimum 30 heures de cours de conduite.

Vous êtes prêt pour l’examen pratique ? Vous devez encore passer un examen de secourisme et un test obligatoire de perception du risque. Ce dernier détermine dans quelle mesure vous savez reconnaître les dangers potentiels. Durant votre examen pratique, vous devez également pouvoir rejoindre une destination sans instruction de l’examinateur. Un vrai défi dont vous pourrez trouver un aperçu ici.

Région wallonne

Tout comme en Flandre et à Bruxelles, vous ferez ici la différence entre fautes graves et fautes ordinaires lors de votre examen théorique. Mais qu’est-ce qu’une faute grave ? Nous parlons de fautes comme le fait de brûler un feu rouge ou de franchir une ligne blanche complète.

Si vous avez réussi cet examen, vous aurez le choix entre trois cours différents en Région wallonne.

  • Le premier est la ‘filière libre’ ou ‘cours gratuit’ avec un ou plusieurs superviseurs, mais sans école de conduite. Vous avez là un stage d’au moins trois mois. Durant cette période, vous devez parcourir un minimum de 1.500 kilomètres et réussir un test de perception du risque. Ce test numérique vous demande de reconnaître les zones dangereuses dans des situations de circulation courantes. Si vous obtenez de bons résultats dans tous les domaines, vous serez autorisé à conduire seul, mais sous certaines conditions.
  • La deuxième est le cours en auto-école. Là, pratiquement rien ne change. Vous devez simplement ajouter, par rapport à maintenant, le test de perception du risque ainsi qu’un certificat d’aptitude obtenu auprès de l’auto-école. Vous avez besoin de ce document pour conduire seul sur route après 20 heures de cours de conduite.
  • Le dernier type de formation s’appelle ‘Accès direct’. Elle est possible depuis le 1er juillet 2018, date à laquelle vous pouvez passer l’examen pratique sans avoir passé un stage de conduite auparavant. Vous devez être âgé de 25 ans, avoir suivi 30 heures d’auto-école et posséder un certificat de réussite de l’examen théorique ainsi que du test de perception du risque.

Région flamande

Comme nous l’avons mentionné plus haut, une distinction est faite partout en Belgique entre les fautes graves et les fautes ordinaires. Les premières vous coûteront 5 points, soit 10% du total de votre total de points. Les secondes coûtent seulement un point comme la plupart d’entre nous les connaissent dans le système actuel.

La journée de rappel est obligatoire après 6 à 9 mois de conduite indépendante sur route. Il s’agit d’un cours d’une durée de 4 heures se divisant en trois parties. Les participants sont, le plus souvent, répartis en groupes de six à quinze personnes. Vous faites connaissance, effectuez des exercices pratiques sur un parcours fermé et terminez par une discussion de groupe sur, par exemple, votre attitude en tant que conducteur. Vous y trouverez des simulations de conduite en état d’ivresse, mais aussi des situations d’urgence afin de tester votre capacité de réaction.

L’objectif est d’améliorer vos compétences en conduite et de vous sensibiliser aux dangers de la route. Une journée de rappel coûte 120 euros dont 20 sont pris en charge par les autorités. Les personnes effectuant cette journée en retard paieront 50 euros de plus. Et ce n’est pas une bonne idée de refuser de suivre cette journée de rappel, rappelons-le, obligatoire puisque l’amende est alors de 4.000 euros.

Concrètement, là où vous pouviez obtenir votre permis de conduire définitif après trois mois de pratique, vous verrez la période portée à neuf mois. Ainsi, si vous recevez votre permis de conduire provisoire le 1er janvier 2019, vous ne pouvez planifier votre examen pratique que le 1er octobre 2019 au plus tôt. Cette règle s’applique à toute personne ayant demandé un permis de conduire provisoire après le 1er octobre 2017.

Dernier changement : une formation obligatoire à destination des parents, membres de la famille ou amis souhaitant vous apprendre à conduire a été créée. Ce cours dure trois heures et est valide durant 10 ans.

Ou comment réussir l’examen pratique sans souci

#1 Planifiez de passer votre examen le matin

Pour vous assurer un niveau de stress supportable pendant l’examen, il est préférable de planifier l’examen le matin. Faites-le soit au tout début de la journée, vers 7h ou aux alentours de 10h. En d’autres termes, juste avant ou juste après les heures de pointe. Vous profiterez ainsi d’une route plus tranquille et ne passerez pas la journée à vous inquiéter. Il est également important d’avoir une bonne nuit de huit heures derrière vous. De cette manière, vous montrez en voiture reposé et votre examen sera derrière vous alors que des tas de gens devront encore commencer leur journée.

#2 Prévoyez une dernière entrevue avec l’instructeur avant l’examen

Vous avez pris des cours ou vos parents vous ont donné les ficelles de la conduite ? Dans les deux cas, c’est une bonne idée, la veille de l’examen, de faire une séance copiant l’examen réel. Votre instructeur peut seulement vous guider et, pour le reste, vous vous débrouillez tout seul. Si tout se passe bien, vous serez beaucoup plus serein, le lendemain, quand quelqu’un prendra place sur le siège arrière.

#3 Faites une pause ‘renforcement de soi’ avant votre examen

La recherche montre que l’adoption d’une posture puissante diminuait votre niveau de stress et augmentait votre confiance en vous. Rendez-vous aux toilettes avant d’aller à votre rendez-vous pour l’examen pratique. Placez vos pieds à un demi-mètre l’un de l’autre, les bras sur les côtés ou en l’air. Maintenez la pose pendant une trentaine de secondes. Vous êtes prêt à surprendre le monde – ou à tout le moins votre examinateur – avec vos compétences de conduite.

 

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