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Rénover ou reconstruire ? Commencez par un plan d’action clair

Demandez l’accompagnement d’un expert

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Qu’il s’agisse d’évaluer précisément les coûts, de choisir une clenche ou d’évaluer le bon moment pour effectuer certains travaux, prendre un bon départ lors d’une rénovation ou d’une reconstruction est essentiel à ce que tout se déroule aussi bien que possible.

  1. Évaluez l’ensemble de vos coûts

‘LA’ règle d’or pour qui souhaite rénover ou reconstruire sa maison : demander l’accompagnement d’un expert pour évaluer les coûts des travaux avant leur lancement. Vous pourrez ensuite vous intéresser aux prêts et primes nécessaires. Le prêt hypothécaire sera recommandé si vous achetez une maison et que vous souhaitez la rénover, la transformer ou la reconstruire. Toutefois, gardez à l’esprit que si vous souhaitez modifier un espace spécifique de ladite maison, un prêt rénovation sera une option intéressante. De même, si vous envisagez des investissements orientés efficacité énergétique, l’éco-crédit est une solution à envisager.

Vous êtes curieux de découvrir les primes auxquelles vous avez droit ? Vous en saurez plus à ce sujet dans cet article. Pensez aussi à souscrire les bonnes assurances et analysez avec précision ce qu’elles couvrent.

  1. Architecte et permis de construire : incontournable ou optionnel ?

Le recours à un architecte est déterminé par la loi. Celui-ci sera requis pour tous travaux qui nécessitent un permis de construire. Concrètement, il s’agit de travaux de rénovation/transformation/reconstruction au cours desquels la stabilité du bâtiment est modifiée, lorsqu’une annexe est ajoutée au bâtiment principal ou lorsque vous augmentez la surface habitable. Si vous ne remplissez pas cette obligation, vous encourrez une action en justice, mais surtout vous n’auriez aucune voie de recours si votre entrepreneur devait mal faire son travail. Pour les petits travaux tels que la démolition d’une structure existante, vous n’avez pas besoin d’architecte.

Il est toujours préférable de communiquer avec l’urbanisme de votre commune pour déterminer si un permis de construire est nécessaire ou non. En règle générale, vous aurez besoin de celui-ci pour les travaux de transformation et, bien évidemment, de reconstruction. En outre, dans les rares cas où vous n’avez pas besoin de permis de construire, vous devrez vérifier que vos travaux n’entrent pas en conflit avec les réglementations en vigueur, notamment le plan du sol et autres zones résidentielles. Là encore, vous devez être en mesure de fournir tous les documents requis. Il est donc important de consacrer du temps à cette étape et de bien vous informer en la matière.

  1. Le gros-œuvre

Un bon entrepreneur vaut de l’or. Si vous travaillez avec plusieurs entrepreneurs différents, vous êtes tenu légalement de désigner un coordinateur de sécurité. C’est essentiel, mais loin d’être évident dans cette phase des travaux où la gestion du temps est compliquée. Si, pour cette raison ou une autre, vos travaux devaient être retardés, c’est toute votre planification qui tombe à l’eau. Vous penserez ainsi à établir des dates de livraison des travaux précises et conviendrez avec les différents acteurs en présence de compensation en cas de retard. Établissez avant le début des travaux ce qui va se passer, quand, dans quels espaces et prioritisez les travaux afin qu’aucun ne vienne perturber le bon déroulement des étapes suivantes. Cela signifie, par exemple, que vos plans d’électricité ou d’éclairage – et ce, même si vous avez décidé de les placer vous-même, seront prêts avant même le début du gros-œuvre.

  1. Les installations techniques

Une fois le gros-œuvre terminé, vous devrez vous occuper de la ventilation, du chauffage, des sanitaires et de l’électricité. La ventilation est, par exemple, obligatoire pour toute rénovation, transformation ou reconstruction. Heureusement, les exigences en termes de PEB sont un peu moins strictes que pour une nouvelle construction. Ainsi, si vous remplacez vos châssis, il faut simplement que ceux-ci soient équipés de grilles de ventilation.

Une chaudière vieillissante entraîne des coûts importants pour votre facturé énergétique. En d’autres termes, il est préférable de la remplacer. Et si son remplacement représente une grosse partie de votre budget, les primes dont vous pouvez bénéficier et les économies que vous réaliserez  à long terme en font un incontournable. Analysez correctement la situation au moment de choisir entre mazout, gaz naturel et pompe à chaleur. Tenez ainsi compte du fait qu’une chaudière à mazout demandera plus de place, qu’une arrivée du gaz de ville doit être présente dans votre rue pour une chaudière au gaz naturel et que, dans un cas comme dans l’autre, la cheminée devra peut-être être adaptée. Investir dans une pompe à chaleur sera plus intéressant dans une maison bien isolée et en combinaison avec un chauffage au sol ou mural. Enfin, si vous souhaitez installer vous-même votre chauffage central, n’hésitez pas à demander conseil auprès d’un installateur agréé afin de connaître toutes les exigences légales en la matière.

Légalement, vous êtes autorisé à poser vous-même vos conduites d’eau et votre réseau électrique. Pour l’eau, seul le raccordement au réseau public doit être effectué par un professionnel reconnu. De même, l’installation électrique devra également être contrôlée par un inspecteur agréé. Ce sera également le cas pour toute modification à une installation électrique existante.

  1. Les finitions

Vous avez l’intention de plafonner ? Il y a de fortes chances que les plafonnages actuels ne soient plus en bon état. Il faut alors retirer ceux-ci complètement. Ensuite, pour la nouvelle surface, deux options : le plâtre humide ou les plaques de plâtre sèches. Pour ces dernières, il est assez simple de faire l’installation soi-même et de ne pas devoir attendre que ceux-ci sèchent pour peindre. Si vous optez pour un plafonnage ‘classique’, il est préférable de faire appel à un professionnel.

Vient ensuite la pose du sol. Que ce soit du carrelage ou du parquet, vous êtes, en principe, en mesure de le faire vous-même. Prévoyez matériel et matériaux bien à l’avance. Gardez toutefois à l’esprit que, en fonction de l’avancée et du respect de la planification des travaux, vous devrez peut-être stocker lesdits matériaux durant un certain temps. Renseignez-vous auprès de votre fournisseur quant aux possibilités qui vous sont offertes. Le conseil vaut aussi pour vos portes et escaliers si vous souhaitez remplacer ceux-ci.

  1. La livraison, le cadastre et la TVA

Votre maison est presque prête à être emménagée ? Il est alors temps de procéder à son inspection minutieuse. Les malfaçons qui demanderont l’intervention de l’entrepreneur ou de l’architecte doivent être signalées à ce moment précis. Néanmoins, l’un comme l’autre est tenu de respecter les clauses de l’obligation décennale.

Dans le cadre d’une rénovation, transformation ou reconstruction, vous bénéficiez d’une augmentation de la valeur de votre maison. Avec celle-ci intervient celle du revenu cadastral. Vous avez ainsi, à la fin des travaux, un délai de trente jours pour informer le cadastre. Un courrier recommandé vous sera envoyé pour vous indiquer la correction appliquée sur le revenu cadastral. Dès sa réception, vous disposez d’un délai de trois mois pour déposer cette déclaration auprès du bureau de TVA compétent.

Si votre maison a plus de dix ans, vous ne payerez que 6% de TVA sur les biens et services liés à vos travaux, et ce, si ladite maison montre un usage exclusivement privé et que les travaux ont été directement facturés à l’utilisateur final. Si vous effectuez les travaux vous-même, vous ne bénéficiez pas du taux réduit de TVA à l’achat de votre matériel.

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