Salon de l’auto : quelles taxes frappent votre voiture ?

Le vrai prix d'une voiture

Le vrai prix d'une voiture

Acheter une nouvelle voiture, c’est un sacré budget. L’utiliser aussi. Une partie significative de ce qu’elle vous coûte atterrit directement dans les caisses de l’Etat et ce ne sont pas toujours des coûts faciles à identifier. En voici un aperçu.

 

A l‘achat

Si vous achetez une voiture neuve ou un véhicule d’occasion à un garagiste ou tout autre vendeur assujetti, vous devrez vous acquitter d’une TVA à 21 % sur le prix de vente final, options comprises. Ce n’est pas le cas s’il s’agit d’une voiture d’occasion achetée à un particulier. Si vous êtes vous-même assujetti à la TVA (indépendant en société, par exemple), vous pourrez en récupérer au maximum 50 %.

 

TMC et taxe de circulation

Pour pouvoir faire immatriculer le véhicule, vous devrez acquitter la taxe de mise en circulation ou TMC, qu’il soit neuf ou d’occasion. Elle dépend de l’âge de la voiture, de la puissance du véhicule à Bruxelles, de ses performances environnementales en Flandre et des deux paramètres en Wallonie. La TMC est un impôt unique, à ne pas confondre avec la taxe de circulation annuelle qui dépend de la puissance fiscale du véhicule en Wallonie et à Bruxelles.

En Flandre également, mais un changement intervient pour tout véhicule immatriculé à partir du 1er janvier 2016 : un système de bonus/malus influencera la taxe de circulation en fonction des performances environnementales du véhicule également.

Un Tax Calculator proposé par la Febiac sur son site web permet de connaître le montant des taxes à payer selon le modèle de votre voiture et votre région. Ce module fonctionne aussi pour les motos.

Bon à savoir : en Wallonie, un éco-malus frappe les voitures de société en fonction de leurs émissions de CO2. Il peut aller jusqu’à 2500 €.

 

Essence et diesel

Certaines taxes dépendent non pas du modèle de véhicule, mais de sa consommation. Ce sont les accises et la TVA qui frappent l’essence et le diesel. A titre d’exemple, pour un litre d’essence 95 oct à 1,299 €, vous payez actuellement 0,5924 € d’accises et 0,2254 de TVA, soit plus de la moitié de taxes. Pour 1 l de diesel à 1,138 €, vous payez 0,4648 € d’accises et 0,1975 € de TVA (relevé au 15 décembre, source : Fédération pétrolière).

A partir de 2018, il n’y aura plus de différence entre les taxes sur l’essence et le diesel pour les particuliers. Le rattrapage est en cours. Concrètement, le plein de 50 litres de diesel coûtera 2 € de plus en 2016 et en 2017, puis 3 € de plus en 2018. Soit 7 € en trois ans. A l’inverse, le prix de l’essence devrait diminuer de 1,3 € en 2016, 2017 et 2018, soit une baisse totale de 3,9 € d’ici trois ans. Le diesel devient donc moins intéressant.

 

Déductibilité fiscale

Si vous choisissez de déclarer vos frais professionnels réels dans votre déclaration à l’IPP, vous pouvez déduire les frais se rapportant à l’utilisation professionnelle de votre voiture, dans une proportion fixée à 75 % du montant dépensé (carburants, entretiens et réparations, stationnement, etc.). Les intérêts annuels liés à votre financement auto, eux, sont déductibles à 100 %.

 

Avantage de toute nature

En revanche, si vous bénéficiez d’un véhicule de société, vous payerez un impôt sur l’avantage de toute nature (ATN) qu’elle représente. Cet avantage imposable dépend de la valeur catalogue et du taux d’émission de CO2. Plus il est faible, moins l’impôt est élevé.

 

Découvrez ici le taux prêt voiture le plus bas de notre histoire.