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L’année 2020 restera gravée dans les mémoires

Par Yves Kazadi, Senior Analyst - 14/12/2020

Le Covid-19 a fait de 2020 une drôle d’année pour les investissements

L’année 2020, marquée par le Covid, nous a fortement ébranlés, non seulement dans notre vie quotidienne, mais aussi dans nos placements. Le chagrin et l’euphorie ont influencé les marchés financiers.

 

Découvrez le bilan annuel 2020

 

L’investisseur déteste l’incertitude. Sur les lèvres de la majorité des gestionnaires de fortune, une seule stratégie a dès lors prévalu : TINA (There is no alternative – Il n’y a pas d’autre solution). Les actions de croissance sont ainsi restées le premier choix en 2020. Les grandes capitalisations ont rapporté près de 38 %. En novembre, les actions de petites capitalisations, de style « value », ont aussi pris leur envol en offrant un rendement de 21 % en un mois1.

Tout va pour le mieux

En ce début d’année, le FMI s’attendait à une baisse de la croissance de 2,3 % à 1,7 % aux États-Unis et de 1,2 % à 1 % en Europe. Selon la grande majorité des économistes, aucun signe de récession n’était décelable : le taux de chômage était acceptable et l’inflation stable, tandis que les marchés présentaient des valorisations acceptables. Seuls le conflit sino-américain et le Brexit étaient considérés comme des risques majeurs. Les élections américaines étaient certes dans le viseur des gestionnaires de patrimoine, mais la tournure des événements n’augurait pas un scénario aussi palpitant. Le 14 février, la Chine a annoncé son intention de réduire ses droits de douane à hauteur de 75 milliards de dollars sur les biens provenant des États-Unis, permettant ainsi au couple sino-américain de souffler un peu après deux années de conflit commercial2.

Un printemps turbulent

Entre-temps, le virus du Covid-19 a continué de se propager mondialement. Avec 9 172 cas avérés, dont 463 décès3, l’Italie a décidé de se confiner le 10 mars. Les marchés ont alors compris que les chaînes de production seraient fortement perturbées.

Le 11 mars, l’Organisation mondiale de la santé qualifie officiellement la vague de contaminations au Covid-19 de pandémie. Le lendemain, les actions américaines connaissent leur plus grosse dégringolade de ces 30 dernières années.

Le 17 mars, le président Emmanuel Macron déclare que le pays est en guerre face à un ennemi invisible, insaisissable. Une dissociation des risques sur les marchés s’observe alors :

  • l’industrie, les matériaux de base et la consommation discrétionnaire sont les plus exposés à l’impact du Covid-19. Le secteur de l’énergie est aussi durement touché ;
  • les entreprises dites « Stay @ home »4 connaissent un boom. La technologie, la consommation durable, les télécommunications et le secteur de la santé sont florissants.

Malgré le soutien des gouvernements et des banques centrales à l’économie, un invraisemblable concours de circonstances conduit, le 20 avril, à une valorisation négative de l’indice WTI (West Texas Intermediate), qui sert de référence pour les prix du pétrole5. Il s’ensuit une distorsion des prix et des valorisations des actions, des options et des indices. Le marché est complètement déconnecté de la réalité. Malgré la situation, les cours augmentent fortement.

Un été agité

L’été n’a pas été moins agité. Le 21 juillet, les 27 États membres de l’Union européenne ont conclu un accord historique sur l’émission d’obligations européennes communes, dites « Eurobonds ». Après de nombreuses années, l’Allemagne consent à mutualiser la dette de tous les États membres pour lutter contre le Covid-19.

À la sortie de l’été, la majeure partie des indices boursiers d’actions a récupéré une partie des pertes essuyées lors de la grosse chute du mois de mars. Certains indices ont battu des records. Ainsi, le S&P 500 cotait à 3 389,78 le 18 août6.

À l’aube de l’élection présidentielle américaine, de nombreuses questions ont néanmoins surgi. Donald Trump allait-il subir une défaite en raison de sa gestion calamiteuse de la crise du Covid-1 ? Le pays s’est retrouvé déchiré entre les partisans d’une liberté absolue, qui rejettent le port du masque, le télétravail et les bulles sociales, et les citoyens qui rêvent d'un monde nouveau, d'une société plus écologique basée sur l'innovation et le respect des autres nations.

Le 10 novembre, la Commission européenne a annoncé un train de mesures historique de 1 800 milliards d’euros en faveur d’une Europe plus verte7. Malheureusement, la Pologne et la Hongrie bloquent cette initiative, empêchant ainsi l’Europe de construire sa propre voie.

5G

Malgré l’espoir d’un vaccin, il subsiste encore de nombreux doutes et questions en 2020. Le virus mute et les milliards annoncés n’ont pas encore été injectés dans l’économie.

En cette fin d’année 2020, si l’on se permettait de tirer une conclusion, ce serait que seule la technologie 5G est effectivement prête à affronter cette « nouvelle réalité ».

Vous trouverez une analyse complète de notre vision des marchés financiers ici.

 

Sources:

1. https://www.morningstar.com/products/direct
2. https://www.economiesuisse.ch/fr/articles/fil-dactualite-surtaxes-ameri…
3. https://ourworldindata.org/coronavirus
4. https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/coronavirus-pourquoi-les-a…
5. https://www.lafinancepourtous.com/2020/04/24/pourquoi-le-prix-du-petrol…
6. https://www.morningstar.com/products/direct
7. https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_20_2073

 

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