La saga Brexit : quand UE et Britanniques font mieux que Netflix

Préparez-vous au Brexit avec ou sans accord !

Préparez-vous au Brexit avec ou sans accord !

31 octobre 2019 : c’est la dernière (in)certitude autour du divorce européen du Royaume-Uni. Entre accord et désaccords, un seul conseil prévaut : préparez-vous au pire scénario.

Un énorme point d’interrogation. Voilà ce qu’est pour l’heure le Brexit. Bien malin, celui qui peut deviner l’avenir du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne. Une incertitude qui ne doit pas occulter une réalité : la situation créée d’ores et déjà des remous au niveau économique (et bien entendu politique). Sur le front, les entreprises sont les premières concernées. Si Tsunami, il devait y avoir, mieux vaut anticiper.

Petit retour en arrière…

C’est le 23 juin 2016 que tout s’est précipité : une majorité de Britanniques votaient pour la sortie du Royaume-Uni. Ont suivi deux années de négociations pour un exit dans les « meilleures » conditions possible. On vous épargne toutes les épisodes dignes d’une série Netflix : entre sommets européens, projets d’accords, reculs improbables et nombreux couacs. Sans oublier les soubresauts politiques outre-Manche. Malgré tout, le 29 mars 2019 était fixé pour une séparation en « douceur », notamment grâce à une phase de transition. Mais, voilà, la Prime Minister échoue à plusieurs reprises au moment de faire valider ce soft exit par le parlement britannique.

Que peut-on dire en cette rentrée 2019 ?

Ce qui devait être l’épisode final annonce donc une nouvelle saison. Avec le suspens qui va avec : Londres quittera-t-elle vraiment Bruxelles ? Divorce « dur » ou « à l’amiable » ? Un nouveau référendum est-il envisageable ? Dans un contexte de chaos politique outre-Manche — se mêlant aux élections — tous les scénarios restent sur la table. A priori, le Royaume-Uni (Angleterre, Écosse, Pays de Galle et Irlande du Nord) se séparera de l’Union européenne (EU) le 31 octobre. Cela signifie quitter le marché unique et l’union douanière. Une issue assortie d’une période transitoire jusqu’à la fin de l’année ? Avec des accords commerciaux spécifiques ? Par exemple, liés aux tarifs douaniers ou aux règles d’import-export. Nobody knows !

Quels risques pour la suite ?

Personne ne sait vraiment. Ni les conditions de la sortie (ni si sortie il y aura) ni même les conséquences du divorce. Entre autres sur le plan économique. C’est justement parce que nous n’avons pas de boule de cristal que vous devez vous préparer… au pire. C’est-à-dire une séparation sans accord ni période de transition. D’autant plus essentiel, si vous avez un quelconque lien, par exemple commercial ou financier, avec les îles Britanniques. Risques de change, barrières douanières, obstacles à l’export, impact sur la chaîne logistique et le transport, litiges contractuels, règles commerciales, propriété intellectuelle, etc. Autant de points sensibles. Ce n’est pas un hasard si les autorités continuent de formuler leurs recommandations pour « survivre » à un no deal.

Se préparer, mais comment ?

Trois étapes : évaluez le danger, établissez un plan et mettez-le en œuvre. Simple à dire, mais parfois compliqué à réaliser. Quoi qu’il en soit : la première chose à faire consiste à mener une analyse lucide du risque et identifier les domaines potentiellement concernés. Utilisez le Brexit scan du SPF Économie pour vous aider. Mais votre regard doit aussi se porter hors de vos murs, notamment pour saisir d’éventuelles opportunités. En effet, l’ensemble de votre secteur pourrait changer (même positivement) sous l’influence du divorce UE-UK. D’où l’importance de réseauter, discuter avec vos partenaires et homologues ou encore prendre part aux diverses séances d’informations organisées à travers le pays.

En résumé

  • Chronologie d’une séparation annoncée (de longue date)

  • Quelle(s) certitude(s) au jour d’aujourd’hui ?

  • Le Brexit aura un impact sur…

  • Comment se préparer au divorce entre Londres et Bruxelles ?

Comment pouvons-nous vous aider ?