Payez vos impôts aujourd’hui et évitez la facture salée de demain !

Payers les impôts en avance? De cette façon vous évitez une augmentation!

Payers les impôts en avance? De cette façon vous évitez une augmentation!

En 2018, les versements anticipés sont plus importants que jamais ! Si vous ne passez pas à la caisse suffisamment tôt, vous vous exposez à une majoration fiscale plutôt salée…

Les impôts : un passage obligé pour toute PME et tout entrepreneur. Mais saviez-vous que cela coûte « moins cher » pour ceux qui paient plus tôt ? C’est le principe des versements anticipés (VA)… Vous disposez ainsi de quatre échéances (chaque trimestre) pour verser au fisc une « provision » d’impôt qui sera due l’année suivante. Si jusqu’ici certains indépendants pouvaient rechigner à sacrifier leurs liquidités pour régler d’avance leur taxation, l’opération est devenue incontournable, surtout pour les sociétés… Et pour cause : l’amende appliquée aux PME — qui avait déjà doublé entre 2016 et 2017 — a triplé en 2018. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le message est bien passé, puisque, selon des chiffres publiés par le journal L’Écho, les versements anticipés ont progressé de plus de 33 % sur les six premiers mois de l’année. Vous n’êtes pas passé à la caisse ? Il vous reste encore deux trimestres pour agir…

Une majoration de 6,75 % pour les PME !

Toutes les sociétés sont concernées par les versements anticipés, mais aussi les indépendants (complémentaires compris), les professions libérales ainsi que les dirigeants d’entreprise et conjoints aidants. Même si cela reste un choix, vous avez tout intérêt à prévoir le coup pour éviter la pénalisation fiscale... En effet, l’entreprise, qui ne verse rien ou trop peu, s’expose à une majoration de 6,75 % de l’impôt dû. Du côté des indépendants, le taux s’élève à 2,25 %. Soulignons que les PME de moins de trois ans sont épargnées par cette pénalité. Pareil pour les indépendants installés au plus tard en 2016…

Prochaine opportunité à saisir : au plus tard le 10 octobre !

Quatre échéances étaient prévues au cours de l’année 2018. Maintenant que les deux premiers trimestres sont passés, il vous en reste encore deux pour effectuer vos versements :

  • avant le 10 octobre 2018 pour le 3e VA
  • avant le 20 décembre 2018 pour le 4e VA.

Un conseil : n’attendez pas décembre pour agir ! La méthode de calcul fait en sorte que le premier trimestre « neutralise » davantage d’impôt que le second, qui lui reste plus intéressant que le troisième, et ainsi de suite jusqu’à la dernière date limite. Par exemple : une provision de 75 % de l’impôt dû au premier trimestre suffit à éviter la majoration. L’idée ? Vous incitez à payer le plus tôt possible et sur une base trimestrielle. Vous n’avez rien déboursé jusqu’à présent ? Pour empêcher la pénalité, votre versement du troisième ou du quatrième trimestre devra correspondre à plus de 100 % de l’impôt dû. Dans tous les cas, mieux vaut se réveiller tard que jamais !

Payer le montant juste…

Combien verser ? Vous devez estimer l’impôt total pour l’année en cours et le diviser par quatre. L’opération n’est pas simple et exige peut-être de devoir consulter votre comptable afin d’obtenir une évaluation précise. D’autant plus que, si vous êtes en société, cela ne sert à rien d’être « trop généreux », puisque vous n’aurez aucune récompense. Même si le fisc vous rembourse le surplus, votre précieuse trésorerie sera restée bloquée inutilement dans les caisses de l’État… Pour les indépendants, l’histoire est différente : outre la restitution de l’excédent, les personnes physiques peuvent obtenir une bonification (une réduction d’impôt).

Pourquoi confier vos versements anticipés à votre banque ?

D’abord, parce que votre banquier s’occupe de tout. Vous êtes donc soulagé de cette gestion administrative qui implique, entre autres, de respecter scrupuleusement les échéances. Vous pouvez ainsi vous concentrer sur le cœur de votre activité. Mais c’est surtout un sacré coup de pouce pour votre trésorerie… En effet, même si vous souhaitez anticiper le paiement de vos impôts, vous n’avez peut-être pas toujours les liquidités suffisantes. En sollicitant un financement bancaire, vous gardez votre cash pour d’autres investissements, tout en évitant la majoration fiscale. Mieux : les intérêts sont déductibles au titre de frais professionnels.

 

L’avenir ne se prévoit pas, il se prépare ! 

Maurice Blondel

En résumé

  • En 2018, cela coûtera encore plus cher de ne pas effectuer de versements anticipés…
  • Prochaine opportunité à saisir pour anticiper ses impôts : au plus tard le 10 octobre !
  • Verser le montant adapté pour ne pas « bloquer » ses liquidités dans les coffres de l’État.
  • Éviter les majorations sans « couler » sa trésorerie ? Grâce à un financement bancaire !