Tentez de Booster votre épargne

Boostez votre épargne

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Si on constate pour la première fois depuis 2008 une légère baisse des montants présents sur les carnets de dépôts ces deux derniers mois (-265 millions)1, l’épargne reste incontestablement le placement favori des Belges. Un produit qui a pourtant perdu de son attrait avec la chute des taux.  Les épargnants belges acceptent ainsi de perdre chaque année des milliards en termes de pouvoir d'achat, les taux actuels étant loin de couvrir l'inflation.

 

Résistance au changement

Le biais de statu quo explique largement pourquoi la grande majorité des Belges se contentent des produits d'épargne classiques. Notre cerveau a tendance à percevoir tout changement comme apportant plus de risques et d'inconvénients que d'avantages.

Les Professeurs William Samuelson et Richard Zeckhauser2 ont mis en évidence les nombreuses implications de cette résistance au changement, allant de la politique (théorie de la justification du système) à nos choix de consommation. Au niveau financier, ils ont également épinglé qu'une personne ayant reçu un héritage était influencée dans ses décisions financières par la composition initiale de son héritage. Concrètement, l'héritier préfère laisser son portefeuille tel quel plutôt que l'adapter à son profil et à sa situation. Dans le cas d'un héritage, l'obstacle psychologique du statu quo peut également être renforcé par l'aspect affectif.

La peur des taux bas

La chute des taux à des niveaux historiquement bas (voire négatifs) et les mesures exceptionnelles des banques centrales ont entretenu les craintes des épargnants et aiguisé leur aversion aux risques. Et contre toute logique, ce contexte les a amenés à se rabattre sur les livrets d'épargne et non à s'en détourner.

La conjoncture mitigée a maintenu les épargnants dans le doute au travers du biais de confirmation. Celui-ci consiste à se focaliser sur les informations confirmant son propre jugement, biaisant ainsi les conclusions de son raisonnement.

 

Augmenter son rendement, pas les risques

Pour sortir de cette spirale de la peur, l'épargnant doit commencer par structurer son patrimoine. Dans le contexte actuel, un compte d'épargne doit ainsi récupérer son rôle de réserve d'appoint, recueillant l'équivalent d'au moins 3 mois de salaire. Un montant qui demeure ainsi inférieur à la garantie des dépôts de 100 000 euros par personne.

Votre conseiller en placements pourra évidemment vous aider à vous y retrouver et à élargir progressivement vos horizons. Cela peut passer par un plan d'investissement, n'engageant qu'un placement périodique limité pour appréhender les marchés. Concrètement, vous optez pour des fonds de placement répondant à votre profil d'investisseur et y investissez chaque mois (ou autre périodicité) un montant prédéterminé. Cette solution permet ainsi de maîtriser les biais cognitifs et émotionnels liés aux investissements.

(1) chiffres de la BNB, février 2017

(2) Samuelson, W., & Zeckhauser, R. J.; Status quo bias in decision making - Journal of Risk and Uncertainty; 1988