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Marchés financiers & COVID-19 : aperçu de la situation

27/3/2020 - Quelles perspectives pour les investisseurs ?

L'impact du Corona sur les marchés

L'impact du Corona sur les marchés

Vers une nouvelle économie ?

Suite aux dernières interventions des banques centrales et des gouvernements, les marchés ont enfin réagi positivement. Ce mouvement de hausse était très attendu, cependant beaucoup de pays de la région européenne ainsi que les USA n’ont toujours pas atteint leur pic de contamination.

Il est essentiel de préciser cet élément, car l’enjeu futur pour les investisseurs se situera lorsque le « pic de contamination » sera atteint. Il serait présomptueux de dire que nous avons la solution, cependant, nous ne pouvons pas faire l’impasse sur un état des lieux qui ne permettrait pas de rester maitre de la situation.

Notre analyse se construira en 3 étapes en :

  • analysant le comportement des banques centrales ;
  • ciblant les secteurs à risque ;
  • projetant les potentiels changements de nos gouvernements.

Que peut-on retenir de l’effort fourni par les banques centrales ?

Il serait trop long de revenir sur la valse des banques centrales tant la surenchère cette semaine a été vertigineuse. Lorsque le navire tangue, il est important d’avoir un capitaine qui ne panique pas. En Europe, le bazooka de 750 milliards a rassuré les marchés mais, si l’on s’attarde sur le potentiel prolongement du confinement, sur le besoin criant du refinancement des PME et des entreprises, on est en droit de se poser la question si l’enveloppe ne serait pas trop petite.

De l’autre côté du globe, Donald Trump a opté pour « l’hélicoptère money ». Afin de répondre à la situation, la FED a obtenu un mandat de rachat illimité. Beaucoup d’acteurs de marché se posent la question si cette démarche sera réellement bénéfique. De plus, la FED pourra acheter des ETF* obligataires.

En conclusion, les banques centrales deviennent de plus en plus des acteurs du marché et non des régulateurs. Cette attitude sera scrutée par les investisseurs qui, à terme, ne manqueront pas de réagir face à ce changement.

Peut-on classer les secteurs ?

Il est encore trop tôt pour nos analystes pour pouvoir déterminer l’impact économique sur les entreprises. Afin de pouvoir mieux isoler les potentiels risques, nous allons classer les secteurs en fonction de l’impact subi par le COVID-19, les faibles taux d’intérêts et la baisse des prix du pétrole.

Notre choix s’est porté sur une classification en 3 parties :

  • les secteurs dits résilients : la communication, les services d'utilité publique et la santé
  • les secteurs ayant suivi les mouvements des marchés : la consommation, l’immobilier et l’IT
  • les secteurs ayant été le plus atteints : l’industrie, les matériaux de base, la consommation durable (automobile, produits de luxe, services aux consommateurs, ….), l’énergie et la finance.

Quel regard à court terme pouvons-nous offrir à ces secteurs ?

Les secteurs les plus atteints sont caractérisés par la baisse de la demande des agents économiques suite aux décisions des gouvernements de confiner la population. La décision de l’Arabie Saoudite a, elle, baissé drastiquement les prix du pétrole ce qui aura un impact géopolitique à court terme qui pèsera sur l’économie et le potentiel taux de défaut de diverses entreprises orbitant autour du secteur de l’énergie.

Le secteur présentant le plus de défis sera le secteur financier classique dans un environnement où les taux sont bas. La consommation discrétionnaire au travers de sous-segments tels que les biens de luxe et l’hôtellerie, ainsi que les secteurs de l’automobile et de l’aviation ont eux aussi subi la loi de la baisse de la demande.

Dans des circonstances assez mouvementées, la consommation durable a été stable en termes de performance. Cependant, ce secteur présente à long terme des risques quant au changement de la chaine de valeur des entreprises et des changements d’habitude de consommation dans un monde en pleine réflexion quant à une déglobalisation.

L’immobilier devrait rester stable dans un environnement de taux faible, sauf si la contagion du secteur financier se manifeste par les défauts de paiement des particuliers et des entreprises.

Concernant le segment technologique, malgré la perception courtermiste des marchés, on ne peut pas oublier que les projets et les sous-segments (service cloud, semi-conducteurs) autour de la 5G sont toujours d’actualité.

Enfin, la santé, les services d'utilité publique et les services de communication devraient continuer à bénéficier de la recherche autour du COVID-19, du besoin d’une économie plus écologique ainsi que de l’usage des données.

Quelles sont les nouvelles pistes que nos gouvernements devront suivre ?

C’est la question clef pour notre construction future d’après crise. Il sera essentiel que les divers gouvernements se penchent de manière plus extensive sur les secteurs qui ont été pénalisés (automobile, tourisme, transport et restauration). Suite au confinement, il serait normal de voir certains de ces secteurs rationaliser leur offre suite au chômage technique ou à des charges de travail réduites.

À moyen terme, cela aurait un impact sur la croissance économique et ce plus particulièrement en Europe. Il sera donc nécessaire que les États soutiennent le secteur privé soit en nationalisant (partiellement ou totalement) certains secteurs, soit en octroyant des réductions de taxes ou des reports de paiement afin de soutenir les entreprises.

La structure de notre économie changera et la création de jobs dans des secteurs tels que la pharmacologie, les énergies renouvelables, l’électronique demanderont de nouvelles aptitudes techniques pour le marché du travail. Il sera essentiel que l’éducation et la formation soient correctement orientées vers cette nouvelle demande en profonde pénurie.

L’idée de réindustrialiser la région européenne devra clairement être une priorité. Durant la crise du COVID-19, des carences quant à notre dépendance envers d’autres nations nous ont pénalisés (équipement médical, médicaments, équipement technologique). Il faudra clairement une alliance entre les gouvernements et les entreprises pour résoudre ce problème. Ce mouvement de ré-industrialisation pourrait permettre un retour de l’inflation au sein de la zone Euro.

Enfin, la gestion des dépenses publiques concernant le secteur de la santé devra être revue. Suite au COVID-19, il n’est plus possible de se trouver dans des situations de manquement de matériel de pointe, de médicaments, de personnel qualifié. Beaucoup de gouvernements ont fait des réductions de dépenses alors que la société est en plein vieillissement. 

 

* Un ETF est un fonds d'investissement négocié en bourse qui investit dans une classe d'actifs particulière à un faible coût.

Nos analystes suivent de façon très attentive l’évolution des marchés. Si vous souhaitez faire le point, nous vous invitons à prendre contact avec votre conseiller.

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