Asie : en proie à la politique souple

Asie : en proie à la politique souple

Asie : en proie à la politique souple

Que l’on regarde l’Australie, l’Inde, l’Indonésie, la Corée, les Philippines et la Thaïlande, partout la situation est la même. Les législateurs ont tout mis en place pour combattre la faible croissance et le faible niveau d’inflation. En outre, le faible niveau des taux d’intérêts et une devise plus compétitive exercent un effet positif sur les actions. Mais d’autres facteurs influencent l’économie des pays asiatiques émergents :


  • le faible prix du pétrole ;

  • la politique monétaire de la FED (qui se normalise) ;

  • la phase de transition du modèle de croissance chinois.


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Politique souple

Depuis quelques mois, la Royal Bank of Australia (RBA) poursuit sa politique de baisse de taux. Pourquoi ? En réduisant la valeur du dollar australien, la RBA permet à l’économie d’être plus compétitive. De plus, cette opération soutient les marchés d’actions. La croissance des revenus et les niveaux de dividende offerts par les entreprises restent toujours attractifs. Les gestionnaires de fonds évitent les entreprises importatrices actives dans les secteurs minier et énergétique. Ces secteurs sont sous pression à cause de la faible demande et de la hausse de l’offre en Chine.

La Chine applique elle aussi une politique souple. La surcapacité et l’expansion du crédit durant la période de 2003 à 2008 exercent un impact sur l’économie. Celle-ci est loin d’atteindre la croissance de 10% prévue pour le PIB. C’est pourquoi la Chine continue de se concentrer sur les secteurs tertiaires. Et qu’en est-il des secteurs en croissance ? Nos analystes constatent que les entreprises liées au nouveau modèle économique (plan quinquennal) réalisent une croissance plus rapide que les secteurs traditionnels (banques et marchandises). Il s’agit surtout des entreprises actives dans les assurances, l’énergie verte, l’informatique et les services financiers.

Changement structurel en Inde et en Indonésie

Suite aux élections, l’Inde et l’Indonésie ont annoncé des programmes de développement qui ont été accueillis favorablement par les marchés.

L’économie indienne a toujours le vent en poupe, mais la croissance économique doit rester au même niveau pour se maintenir. Il est encore trop tôt pour évaluer les effets positifs du faible prix du pétrole, mais le gouvernement continue de soutenir l’économie par :

 


  • La stimulation du développement de l’infrastructure ;

  • Une politique monétaire axée sur le développement du pays (inflation plus faible) ;

  • Une gestion plus efficace de la dette publique ;

  • Une réduction des taxes sur les entreprises de 30% à 25%


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Cette situation profite surtout au secteur cyclique. De plus, la relance de l’investissement dans l’infrastructure et la baisse de l’inflation exercent un effet positif sur les banques, mais aussi sur la hausse de la demande de crédits. La croissance de la consommation soutient le secteur automobile. Et n’oublions pas que la roupie compétitive dans un contexte de croissance (par rapport aux États-Unis) est également bonne pour le secteur informatique.

La banque centrale indonésienne a réagi face à la baisse de la croissance mondiale en réduisant le taux d’intérêt directeur et le taux des dépôts. A la mi-février le Parlement a en outre approuvé la version révisée du budget 2015. Elle a été signée par le président Jokowi, qui a proposé de doubler les dépenses en capital. Nos analystes apprécient le fait que Jokowi se concentre sur les dépenses, ce qui soutiendra les perspectives de croissance à long terme. Mais à court terme, l’impact reste limité, car il faut du temps pour que les projets soient lancés. D’autres catalyseurs de croissance sont :

 

 


  • le prix bas du pétrole ;

  • les taux d’intérêt bas ;

  • l’inflation plus réduite.


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Et toujours dans l’Asie émergente

La Thaïlande présente toujours de bons et des mauvais côtés car l’incertitude politique et les catastrophes naturelles peuvent être un frein à la croissance du pays. En revanche, la consommation, le tourisme et le développement rural demeurent de très bons points.

La croissance économique aux Philippines se poursuit (la consommation atteint pratiquement les résultats de 2007).
Seule la Malaisie remporte de moins bons résultats parmi les pays asiatiques émergents. La situation n’est pas excellente et les décisions gouvernementales sont timorées, surtout dans le secteur de l’énergie. Les opportunités ?

 

 


  • L’infrastructure continue de se développer ;

  • Les festivals et le MYR (ringgit malaisien) peuvent être positifs pour le secteur de l’aviation.


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Conclusion

La situation restera-t-elle positive pour les pays émergents asiatiques ? Cela dépend d’un certain nombre de facteurs :

 

 


  • La reprise économique aux USA et en Europe ne peut pas être plus basse qu’attendu ;

  • La consommation des ménages chinois doit rester équilibrée ;

  • La guerre des devises ne peut pas entraver le commerce dans la région.


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Le faible prix du pétrole est positif pour les importateurs. La normalisation de la politique monétaire de la FED a deux conséquences pour les pays asiatiques :

 

 


  • Un impact sur la baisse des devises asiatiques ;

  • Un yen japonais plus fort.


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Enfin, la transition du modèle chinois est positive pour les pays qui exportent des biens d’équipement vers la Chine, comme la Corée du Sud et Taïwan.

Quelles sont les stratégies possibles en Asie ?

 

 


  • Les actions 'values' que l’on retrouve dans les fonds Pacifique (incluant le Japon)

  • Les fonds de type ‘Asie émergente’

  • Le fonds exposés à la croissance de la consommation via les PME


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