Une période sombre et incertaine sur les marchés européens ?

Les turbulences politiques influent sur les bourses

Les turbulences politiques influent sur les bourses

En janvier, les marchés financiers ont réalisé une croissance de près de 8%. Un succès inattendu, tant les investisseurs espéraient voir une hausse des marchés de l’ordre de près de 5 à 8 % pour l’année entière.
Aujourd’hui, les perspectives sont moins positives déjà. Que se passe-t-il exactement ? Les investisseurs restent préoccupés par les dettes et la déflation. Et les élections prochaines en Espagne suscitent de l’inquiétude. Mais pour les investisseurs, le principal sujet de doute est la situation géopolitique. Comment les marchés vont-ils réagir aux événements qui se déroulent en Grèce et en Ukraine ?

Un risque pour l’Europe ?

Les marchés ont manifesté de l’inquiétude après les élections en Grèce. Quels sont les projets du nouveau premier ministre Alexis Tsipras ? Qu’en est-il du remboursement de la dette ? Après l’assouplissement quantitatif, l’économie européenne a semblé avoir le vent en poupe. Mais ces perspectives positives semblent à présent céder le pas à des doutes sur les marchés. La Grèce semble écrasée sous la pression européenne. Reste à voir comment les marchés vont réagir.

Quelles opportunités en cas de faible croissance et d’intérêt bas ?

Dans ce contexte de faible croissance et d’intérêt bas, il reste intéressant d’investir dans les obligations et actions européennes. Nos analystes rappellent que l’assouplissement quantitatif est bel et bien lancé en Europe. Cette situation a des effets positifs :

  • La faiblesse de l’euro est positive pour le secteur des exportations ;

  • Grâce à un intérêt bas, les entreprises peuvent rembourser leurs dettes ;

  • Le faible prix du pétrole augmente les bénéfices des entreprises européennes ;

  • La chute du prix du pétrole offre du pouvoir d’achat ;

  • Le soutien inconditionnel de la BCE induit un minimum de default rates et donc moins de faillites.

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L’Europe se remet peu à peu de la crise

Nos analystes soulignent que l’emploi en Espagne augmente fortement et que les perspectives de croissance économique sont positives (PIB autour des 2% en 2015). Et ce, malgré que les risques politiques puissent provoquer cette volatilité (Podemos qui pourrait mettre sous pression le parti PP et entrainerait un ralentissement des réformes).

Les Italiens ont adopté le ‘jobs act’, ce qui est un signal positif pour les réformes structurelles dont le pays a besoin. L’assouplissement quantitatif permettra à l’Italie de réduire son déficit.

L’Irlande a vu au quatrième trimestre 2014 un rebond dans ses ventes au détail et une forte baisse du chômage.

En général, l’Europe sort peu à peu de l’ornière. Seule la Grèce est encore sujette à préoccupation.

Nos analystes donnent la préférence aux fonds large cap à faible volatilité. De quels fonds s’agit-il exactement ? Des fonds qui profitent de la croissance européenne via les entreprises exportatrices qui peuvent générer du cash-flow et ne sont pas dépendantes du cycle macro-économique.

La dette européenne est-elle toujours d’actualité ?

Dans un contexte de faible croissance, le rendement des obligations reste réduit. L’annonce de l’assouplissement quantitatif a donc eu un effet positif sur tout le marché des obligations. Nos analystes continuent de favoriser :


  • Les investissements européens sans le label ‘Investment Grade’ ;

  • Les obligations des pays périphériques ;

  • Les obligations bancaires subordonnées.

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La dette gouvernementale française et allemande continue de rester populaire malgré ses faibles rendements (intérêt négatif à court terme). La dette émise par ces gouvernements reste un élément important des réserves de change pour les pays hors zone euro. Mais aussi pour certains institutionnels qui se doivent de respecter les normes liées aux fonds propres (Solvency II).

Dans cet environnement, nos analystes continueront de favoriser les fonds obligataires ayant une approche flexible, permettant au gestionnaire de profiter :


  • de la baisse des rendements obligataires ;

  • des taux de change ;

  • des opportunités sur les marchés.

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Ukraine : le pire est passé

Le 12 février, l’accord de Minsk a été signé entre la France, L’Allemagne, l’Ukraine et la Russie. Cet accord prévoit un cessez-le-feu sur l'ensemble de la ligne de front et la poursuite du retrait des armes lourdes. Mais nos analystes restent prudents pour ce qui concerne l’Europe de l’Est. Ils recommandent aux investisseurs de garder leur portefeuille en équilibre en Europe, afin de pouvoir mieux réagir aux risques. Leur préférence va :


  • aux obligations soutenues par l’assouplissement quantitatif ;

  • aux fonds d’actions à faible volatilité.

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Un complément d’informations ?

Vous désirez un complément d’informations ? Dans ce cas, prenez contact avec votre conseiller en placements.

 

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