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Le hedging pour les nuls

Le hedging, une protection contre les pertes potentielles

Le hedging pour les nuls

Le hedging pour les nuls

Tout investisseur malin se pose deux questions essentielles. Un : comment faire fructifier mon argent ? Deux : comment protéger mon capital contre les éventuels coups du sort ? Le hedging offre une réponse à ces deux questions. Mais de quoi s’agit-il exactement ?

Le hedging, une protection contre les pertes potentielles

Le mot « hedging » signifie littéralement « couverture » ou « protection ». L’investisseur opte pour des produits ou instruments dérivés afin de se protéger contre toute évolution ultérieure défavorable. Un gestionnaire de fonds cherchera par exemple à limiter le risque lié aux actions ou au taux d’intérêt, une multinationale visera à se couvrir face au risque de change, une entreprise pétrochimique souhaitera réduire son exposition au risque d’augmentation des cours du pétrole.

Le but du hedging est donc de limiter les pertes potentielles. Il y a cependant un revers à la médaille : réduire le risque signifie aussi limiter son potentiel de gain, inévitablement. Il s’agit là d’une loi immuable de la finance. Tout est dès lors question de choix : soit vous assurez le résultat, soit vous maximisez le gain. Trouver cet équilibre entre risque et rendement est le lot de chaque investisseur.

Spéculation : maximiser les gains à tout prix

Contrairement à une idée répandue, le hedging n’est pas associé à la spéculation, une stratégie dans le cadre de laquelle l’investisseur suit ses convictions pour générer un rendement supplémentaire. Le spéculateur utilise lui aussi des instruments dérivés, mais poursuit un objectif différent, à savoir celui de maximiser ses gains. Il va pour cela augmenter son exposition aux risques, notamment via l’effet de levier des produits dérivés. Pour en savoir plus sur cet effet de levier, lisez l’article sur les instruments financiers dérivés disponible sur notre blog.

Qui utilise le hedging ?

Tout le monde ! La forme la plus courante de couverture est la police d’assurance. Vous payez aujourd’hui une prime pour votre assurance auto, par exemple, afin d’éviter de devoir débourser demain des sommes folles si vous vous retrouvez impliqué dans un accident de la route. Cette prime au coût relativement léger (mais bien réel !) vous protège d’une perte potentielle nettement plus importante.

Bien souvent, les entreprises ont elles aussi recours à des techniques de couverture pour se protéger de risques éventuels. Vous en trouverez plusieurs exemples dans notre article Futures et Forwards. Pensez à une entreprise ayant de gros projets d’investissement et qui se couvre donc contre une éventuelle hausse des taux, ou à un producteur pétrolier voulant parer à toute baisse des cours du pétrole.

Les investisseurs professionnels utilisent quant à eux les instruments dérivés de manière stratégique, en vue de protéger leurs portefeuilles des évolutions défavorables du marché. Ils disposent d’un large éventail d’instruments leur permettant de réduire les risques associés à leurs investissements, pour ainsi garantir la stabilité de leurs résultats.

Quelles sont les techniques de couverture ?

Les principaux instruments de couverture sont les options et les futures. La logique est toujours la même : si le risque se produit, les gains retirés sur les produits dérivés permettront de compenser l’impact négatif sur l’investissement ou la décision de départ. Illustrons cela à l’aide de deux exemples.

Exemple 1 : l’option sur action

Supposons que le gestionnaire d’un fonds d’action européen craigne l’imminence d’une correction boursière. Il devrait tout naturellement vendre une partie de ses actions. Une tâche fastidieuse cependant, qui demande du temps et de l’argent (vu les coûts de transaction). L’achat d’une option de vente se révélera dès lors bien plus judicieux. Grâce à une telle option de vente, l’investisseur a le droit (et non l’obligation !) de vendre ses actions européennes le mois suivant au prix d’exercice déterminé. Pour bénéficier de ce droit, il paie une prime — le prix de l’option —, comme il le ferait dans le cadre d’une assurance. Si les marchés reculent effectivement, il enregistre une perte sur son portefeuille d’actions, mais son option de vente gagnera énormément de valeur. Dans le cas inverse, son option aura perdu toute valeur, mais il aura profité d’un bon rendement sur son portefeuille d’actions. Vous trouverez plus d’informations sur le fonctionnement des options sur notre blog

Exemple 2 : le future sur matières premières

Imaginons qu’un fabricant de massepain s’inquiète de l’évolution future des prix du sucre. Une hausse du prix de cette matière première signifierait en effet une envolée de ses coûts de production. Acheter un future ou un contrat à terme lui permet de fixer son prix d’achat dès le moment présent. Au titre de ce future, il a l’obligation (et non le droit, comme pour une option) d’acheter à une date ultérieure du sucre au prix déterminé dans le contrat. Si le prix du sucre augmente, il en ira de même de celui du future : en d’autres termes, le gain réalisé sur la vente du future viendra compenser l’augmentation de la facture d’achat de sucre. Si le prix du sucre baisse, l’achat du contrat à terme se soldera par une perte, mais la facture d’achat de sucre sera nettement plus digeste.

Le hedging est donc une stratégie qui consiste à limiter les pertes éventuelles. Les produits dérivés permettent d’obtenir une telle couverture de manière rapide et efficace. Se couvrir a toutefois un prix : soit le coût d’opportunité (vous ne profitez pas d’une évolution favorable), soit le coût d’une prime à verser (dans le cas d’une option ou assurance). Un regard expert s’impose, et le hedging est dès lors souvent l’affaire de professionnels.

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