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Comment sont utilisés les forwards et futures ?

Des instruments efficaces pour une gestion professionnelle des risques

Forwards et futures

Les risques font partie de la vie, et donc aussi de l’entreprise. Les dirigeants d’entreprise tentent dès lors de limiter certains de ces risques, et se couvrent notamment contre une hausse des taux ou une dépréciation monétaire. Ils peuvent à cet effet utiliser des forwards et des futures, soit des contrats à terme. Il s’agit de produits complexes, essentiellement destinés aux professionnels.

La différence entre un forward et un future

Forward et future sont tous deux des contrats à terme. Les parties s’engagent à acheter ou à vendre un actif (matières premières, taux, monnaies, etc.) à un prix donné et à une date déterminée.

  • Les futures sont des contrats standardisés : la quantité et la qualité de l’actif sont déterminées par défaut, de même que le lieu et le moment de la livraison ; seul le prix est variable. Les futures sont négociés en bourse, par exemple sur le New York Mercantile Exchange (NYMEX). Les positions sont souvent clôturées avant la date d’échéance du contrat, et il n’est donc pas question d’une livraison de l’actif.
  • Les contrats forward sont établis sur mesure entre deux parties et ne sont pas standardisés. Généralement, le paiement ou la livraison n’a lieu qu’à l’échéance du contrat.

Forwards et futures pour une gestion professionnelle des risques

Les entreprises peuvent utiliser ces deux produits dérivés pour augmenter l’efficacité de leur gestion des risques, et plus précisément rendre leur résultat prévisible. Les gestionnaires des risques tiennent compte de différents scénarios en ce qui concerne les variables ayant un réel impact sur leurs activités, comme les taux d’intérêt, le cours du dollar, le cours du pétrole, etc. Ils déterminent ensuite le niveau de risque qu’ils jugent acceptable. Les forwards et futures leur offrent un moyen efficace de faire descendre le risque au niveau souhaité, moyennant des coûts de transaction relativement faibles. Cette technique s’appelle le hedging. Pour en savoir plus à ce propos, consultez notre blog. Illustrons maintenant à l’aide de deux exemples.

Forward Rate Agreement ou FRA

Prenons l’entreprise A, qui entend construire une nouvelle usine l’année prochaine et va dès lors signer un prêt conséquent dans les prochains mois. Le directeur financier craint cependant une hausse des taux imminente. Il peut alors conclure un Forward Rate Agreement (FRA). Si les taux grimpent effectivement, il enregistrera des bénéfices sur son FRA, grâce auxquels il pourra compenser (en partie) les intérêts plus élevés de son futur emprunt. Et si les taux baissent ? Les coûts liés à la transaction FRA seront perdus, mais d’un autre côté, l’emprunt sera plus avantageux.

Futures sur le pétrole

Un future sur le pétrole est un contrat en vertu duquel deux parties s’entendent sur une livraison ultérieure de pétrole à un prix fixe. L’acheteur du future est tenu d’acheter le pétrole que le vendeur s’engage à lui vendre au prix convenu. Supposons que l’entreprise B est producteur de pétrole. Le Risk Manager constate qu’une pression baissière s’exerce sur les cours du pétrole, en raison d’une croissance économique à la traîne. Il sait que son entreprise se trouvera en difficultés si le prix du baril chute sous la barre des 70 €. Que fait-il alors ? Il vend un future sur pétrole brut à 70 €, avec échéance le mois prochain. Si le cours continue à chuter, il réalise alors des bénéfices sur sa transaction en rachetant sa position. Il peut ainsi compenser le rendement inférieur de ses ventes pétrolières réelles. Si le cours augmente, l’inverse se produit : ses ventes réelles rapporteront plus, mais il devra racheter à perte le future vendu.

Une technique spéculative réservée aux professionnels

Dans un cas comme dans l’autre, le manager spécule en fonction de ses convictions à propos de l’avenir. Il craint qu’un scénario défavorable bien précis se produise, et entend dès lors assurer (« fixer ») son résultat. Ce faisant, il doit toutefois renoncer aux éventuels gains qu’il pourrait réaliser si ses prévisions s’avéraient incorrectes. Son potentiel de hausse est plafonné. Via sa transaction FRA, le directeur financier renonce à la possibilité de profiter d’une éventuelle baisse de taux. Quant au producteur pétrolier, la vente de son future l’empêchera d’enregistrer de plus gros bénéfices en cas de hausse du prix du baril.

Négocier des forwards et futures requiert une connaissance experte des marchés sous-jacents et une parfaite maîtrise de la gestion des risques. Aussi, l’échange de ces produits dérivés est souvent l’affaire d’investisseurs professionnels.

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